Communiqués de presse

[Présidentielle / Hypothèse du FREXIT] TECH IN France craint un sombre scenario pour la tech française

Publié le April 18, 2017

Plusieurs candidats à l’élection présidentielle, dont deux dans le peloton de tête selon les derniers sondages, évoquent une possible sortie de l’Europe pour la France en cas de victoire, un « Frexit ». TECH IN France souligne que cette éventualité constituerait une catastrophe pour la tech française et invite à tirer les premiers enseignements du Brexit.


La stratégie de « Digital single market » remise en cause 

TECH IN France déplore que les sombres perspectives politiques et économiques portées par les programmes invoquant une possible sortie de l’Europe, ne suscitent une mobilisation plus forte.  TECH IN France rappelle l’attachement de la tech française au projet européen qui porte les valeurs de dialogue entre les nations et s’attache à construire un espace de prospérité pour les peuples européens. Le dynamisme de l’économie numérique s’appuie en particulier sur ces échanges et sur la mobilité des compétences. Elle pâtit en revanche de l’insuffisante intégration européenne, qui ne peut rivaliser avec celle des autres grands marchés mondiaux (Etats-Unis, Chine…)

En cohérence avec les valeurs et intérêts qu’elle représente, TECH IN France a ainsi refusé d’accueillir les partisans d’une sortie de l’Europe ou d’un coup arrêt à la mobilité des compétences, dans le cadre des débats qu’elle a co-organisés pendant la campagne présidentielle (cf. La Présidentielle du numérique).

Alors que la stratégie de marché unique du numérique (Digital single market) prend progressivement forme au gré des textes en cours d’élaboration à Bruxelles, TECH IN France s’inquiète des conséquences possibles pour le secteur numérique que représenterait une sortie de l’Europe.


Premiers enseignements du Brexit

Dans le cadre des discussions conduites avec ses partenaires britanniques, TECH IN France mesure ainsi l’ampleur du travail législatif que devra conduire le Royaume-Uni pour que les entreprises de la tech basées en UK puissent bénéficier du même cadre règlementaire que leurs homologues européennes.  En particulier du fait que de nombreux textes structurants pour l’économie numérique sont en cours d’élaboration à Bruxelles (e-privacy, cybersécurité, paquet telecom, digital contracts, etc.).  Il ne fait ainsi pas de doute que le Royaume-Uni soit contraint de se doter d’un texte conforme au Règlement européen sur les données personnelles. Les entreprises de la Fintech seront pour leur part confrontées à la régulation spécifique du secteur financier sur le marché européen.

Si, en dehors de signaux perçus sur les levées de fonds au Royaume-Uni, aucun effet majeur ne se fait pour le moment ressentir sur le premier écosystème tech européen, c’est que ce dernier bénéficiait jusqu’alors d’une confortable avance en termes d’attractivité en Europe. A l’inverse, tout le travail accompli positivement par la French Tech, qui visait notamment à combler ce retard, pourrait être remis en question dans l’hypothèse d’un Frexit. La France dispose d’atouts considérables qui ont vocation à profiter pleinement du marché unique européen.