Communiqués de presse

TECH IN France présente ses propositions pour renforcer la chaine du financement de l’innovation

Publié le December 14, 2016

À l’occasion de son événement du 13 décembre 2016, dans les locaux d'ARDIAN, consacré au financement des entreprises de la Tech, TECH IN France a présenté, devant un parterre d’entrepreneurs, de VCs et de business angels, ses propositions pour renforcer l’écosystème du numérique en France. Ces propositions doivent aider la France à rattraper son retard dans la création de champions du numérique et à rivaliser avec les licornes qui tirent la croissance mondiale. Elles se résument autour de trois axes : incitation des particuliers à investir dans les entreprises innovantes, orientation de l’assurance-vie vers l’économie réelle, et développement du corporate venture.

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Avec ses propositions, TECH IN France souhaite interpeller directement les candidats sur l’importance des enjeux portés par le numérique et s’inscrire pleinement dans les débats de l’élection présidentielle de 2017.

 

A L’ÈRE NUMERIQUE, PEU DE LICORNES SIGNIFIE INÉVITABLEMENT PEU DE CROISSANCE…

La tech tire la croissance du pays, or les possibilités de financement mis à disposition des entrepreneurs pour créer des champions du numérique de taille mondiale ne paraissent pas toujours à la hauteur des ambitions et des enjeux.

En France, on dénombre deux licornes au sens strict (Blablacar et OVH), deux acteurs qui ont réalisé la prouesse de se coter au Nasdaq (Criteo et Talend) et un éditeur de logiciels dans le Top 20 mondial : Dassault Systèmes. C'est trop peu pour considérer que la France est parfaitement insérée dans la compétition mondiale, trop peu pour assurer une croissance durable !

Trop d’obstacles se dressent sur la route des nombreuses startups françaises qui souhaitent passer à l’échelle : en dépit de progrès significatifs, le point faible de l’écosystème français reste celui du financement. Le développement d’une startup technologique et ambitieuse au niveau mondial requiert des appels de fonds réguliers et importants, or l’environnement français n’est pas encore adapté à ce mode de fonctionnement à cause d’une fiscalité complexe et peu incitative au risque.


UNE CHAINE DE FINANCEMENT DÉSARTICULÉE, UNE FISCALITÉ QUI FAVORISE LES BAS DE LAINE

Il est indispensable de disposer d'une chaîne du financement des entreprises innovantes  sans maillon faible ; c’est la condition sine qua non si l’on a pour objectif de créer un nombre important de startups, PME, ETI et grandes entreprises du numérique. Sans cette chaîne aboutie, ces emplois ne pourront se pérenniser sur notre territoire, et les entrepreneurs français continueront de migrer avec leurs projets dans des pays plus propices à accompagner leur développement une fois la marche du succès franchie. En France, les défaillances de cette chaine se trouvent notamment au niveau du capital-investissement et de la porte de sortie des liquidités : TECH IN France déplore l’absence d’une place de marché européenne et le peu de consolidateurs industriels.

Le renforcement des capacités de financement des entreprises innovantes doit être une priorité politique au niveau français, mais aussi européen : le modèle de l’hyper-croissance, qui est celui des entreprises du numérique, ne pourra se développer que lorsque le capital-investissement sera consolidé.

Par ailleurs, la disparition supposée de l’Impôt sur la Fortune (ISF), annoncée par certains candidats à l’élection présidentielle de 2017, entrainerait la fermeture d’une vanne de financement de l’innovation. En effet, le dispositif ISF-PME, une réduction d’impôt plafonnée et conditionnée à l’investissement au capital d’une PME, représente 465 millions d’euros par an qui sont versés dans l’économie réelle. Il est donc impératif, pour les candidats à l’élection présidentielle, de trouver et de proposer de nouvelles sources de financement pour les startups et PME françaises.


CRÉER UN ENVIRONNEMENT FISCAL FAVORBALE AU RISQUE ET À L’INVESTISSEMENT

C’est sur la base de ce constat que TECH IN France présente des propositions concrètes qui visent à dynamiser l’industrie du capital-investissement en France afin de renforcer et de pérenniser les sources de financement des entreprises innovantes, et de créer un écosystème durable qui puisse faire éclore des champions du numérique français.

TECH IN France décline ainsi une série de propositions visant à favoriser l’investissement des particuliers dans les PME innovantes via les FCPI, tout en élargissant le champ des incitations fiscales conférées par l’investissement dans les PME innovantes afin qu’elles ne se limitent pas aux seules impositions de revenus ou de patrimoine ; à orienter l’épargne existante vers les PME innovantes afin de renforcer les capacités de financement des entreprises françaises novatrices ; à développer le corporate venture en France en le rendant plus attractifs pour les entreprises qui jouent le jeu.


« Dans les programmes pour 2017, toutes les propositions des candidats à l’élection présidentielle reposent sur des hypothèses de croissance ! La croissance, c’est aujourd’hui le numérique qui la porte en France. Mais pour entraîner l’économie avec elle, la tech a besoin d’être financée. Il n’est pas normal que dans un pays où l’épargne est abondante, où l’écosystème d’investisseurs public et privé est aussi dynamique, les plus créatifs de ce pays n’arrivent pas à se financer à la hauteur de leurs ambitions » indique Bertrand Diard, président de TECH IN France.

TECH IN France sera particulièrement attentive aux programmes des candidats à l’élection présidentielle de 2017 afin qu’ils n’oublient pas de placer l’innovation et le numérique au cœur de leurs propositions.