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Comment accélérer la croissance des ETI et ScaleUp grâce à l’agilité ?

Publié le May 20, 2019

A l’occasion du salon Vivatech, TECH In France a organisé, en partenariat avec KPMG, une table-ronde portant sur un sujet majeur à propos des modèles de croissance des entreprises tech françaises. Experts et professionnels ont présenté de bonnes pratiques visant à aider les ETI et ScaleUp à générer davantage de leviers de croissance.

A l’heure actuelle, les entreprises de taille intermédiaire (ETI), tout comme les ScaleUp, représentent sans conteste les maillons forts du numérique en mesure de générer des leviers de croissance forts et constituer des forces de frappe non négligeables à l’international. Dans le domaine de l’activité logicielle, les exemples de réussite ne manquent pas. Qu’il s’agisse d’Oodrive, Berger-Levrault, Talentsoft ou d’ESI Group, ces structures constituent indubitablement des pépites technologiques en mesure de poursuivre leur développement et de figurer durablement dans le paysage numérique.

A l’occasion du salon Vivatech, les projecteurs ont été dirigés en direction des ETI et de la mise en avant de leurs potentiels. Une conférence organisée par KPMG et TECH IN France baptisée : « Mid-cap companies in Tech : be more agile to grow ! » a ainsi permis de soulever la prégnance du modèle ScaleUp en présence d’experts et de professionnels, sous le regard d’un public nombreux.

Loïc Rivière, délégué général de TECH IN France explique : « les ETI sont les entreprises qui créent le plus d’emplois en France. Elles sont pourtant deux fois moins nombreuses qu’en Allemagne mais génèrent 3 fois plus d’emplois que les PME sur la décennie. Elles regroupent 4% des entreprises du territoire et totalisent 52% du PIB. Ces entreprises constituent des exemples trop rares en termes de croissance alors qu’elles exercent une traction importante sur l’économie ».

Le potentiel en termes d’emploi et de croissance est donc loin d’être négligeable. D’autant que de nouvelles mesures visant à mieux flécher l’investissement en direction de ces acteurs pourrait permettre aux ScaleUp de générer de nouveaux leviers de croissance directs. A l’heure actuelle, peu de fonds de growth sont encore à même, en France, de les soutenir par manque de dealflow notamment.

Olfa Zorgati, Directrice Administrative et Financière d’ESI Group livre à ce titre plusieurs conseils à l’attention de ces structures. Elle précise : « Pour grandir, les ETI ont besoin de retours d’expérience que ce soit pour acquérir de la croissance ou convaincre de grands groupes. Il ne s’agit ni plus, ni moins que de mettre en place une stratégie de win-win. Nous avons rencontré et épaulé une entreprise spécialisée dans la modélisation de batteries électriques. Ce partenariat comprenait également un volet leur permettant de scaler plus rapidement. La croissance est donc importante, à condition de pouvoir conserver son ADN de départ et une vision data driven ».

Pour une nouvelle donne

Parmi les prérequis pour toute société souhaitant générer ces leviers, l’agilité entrepreneuriale figure donc parmi les qualités les plus importantes à mettre en avant. Les ETI disposent à ce titre d’une capacité à pouvoir se repositionner plus facilement qu’un grand groupe et profitent tout aussi de ressources pour éventuellement opérer une acquisition d’une technologie ou de compétences nécessaires à leur développement futur.

Pierre Cesarini, PDG de Claranova Group (ex-Avanquest Software) explique : « Notre repositionnement a été possible grâce à notre taille mais je constate encore l’existence d’un contresens lorsque j’entends parler de start-ups. Le fait de créer de nombreuses start-ups en France ne signifie pas qu’in fine il existera tout autant d’ETI sur le territoire. Pour que les jeunes pousses murissent, il faut un environnement spécifique. Actuellement, il est relativement facile en France de lever 10 millions d’euros. Mais lever 100 ou 300 millions est un sujet beaucoup plus complexe parce qu’il n’existe malheureusement pas suffisamment de grands fonds nationaux ou européens ».

Consécutivement aux besoins de formaliser des effets de leviers à l’échelle mondiale, les ETI et autres ScaleUp devront, à terme, davantage « chasser en meute » et s’introduire au sein d’écosystèmes novateurs et performants. Pour être notamment en mesure de dealer avec de grands groupes, cette typologie de partenariat demeure pertinente dans la mesure où elle permet de raccourcir le time to market de nombre d’entreprises de la tech. A l’heure actuelle, une société qui ne dispose pas d’écosystème risque en effet de rencontrer davantage de difficultés que ses consœurs. Un enjeu de taille que souligne fortement et dans lequel TECH IN France s’investit pleinement en mettant en relation pas moins de 400 entreprises numériques, pépites d’aujourd’hui génératrices de la croissance forte de demain.