Positions TECH IN France

Logiciel libre / Logiciel propriétaire face à la commande publique - Vérités et contrevérités d'un débat dépassé

Publié le June 28, 2016

TECH IN France (ex-AFDEL) croyait le débat clos et les idées fumeuses éteintes. Enfin, l’acheteur public ou privé pourrait sereinement choisir son système d’information et ses logiciels en fonction de ses besoins et de ses préférences, sans se référer aux combats dogmatiques d’arrière garde. Il n’en était rien. A la faveur des débats sur le projet de loi pour une République numérique, les promoteurs du logiciel libre, associations militantes ou entreprises le commercialisant, ont mené des actions de lobbying auprès du Parlement afin d’exclure leurs concurrents de la commande publique en introduisant une disposition de « priorité au logiciel libre ».

Avant propos

Finissons-en avec les guerres de religion du logiciel !

Les éditeurs de logiciels propriétaires qui représentent aujourd’hui 90% du marché se retrouvaient ainsi de facto exclus de la commande publique. Et de relire alors les arguments éculés dénigrant le logiciel prioritaire – que tout le monde utilise au quotidien - repris par le Conseil national du numérique ou certains parlementaires devenus pour l’occasion « forces de vente » en logiciels libres ! Si le Gouvernement n’avait pas rappelé quelques réalités économiques et technologiques et amendé à son tour le texte, ce dernier serait resté en l'état avec des conséquences désastreuses sur l’écosystème numérique français.

C’est pourquoi TECH IN France, qui représente aussi les premiers éditeurs de logiciel libre en France, a pris l’initiative de ce Livre blanc. Livre blanc qui est sur la défensive donc, et paraîtra alors forcément à charge en décrédibilisant un à un les préjugés véhiculés ou les argumentaires déployés en faveur d’un modèle plutôt qu’un autre. Le logiciel libre a évidemment de nombreuses vertus… Tout comme le logiciel propriétaire. Evaluer leurs qualités respectives exige une analyse approfondie en fonction des besoins, loin des considérations dogmatiques entendues à la chambre. TECH IN France n’a donc eu d’autre choix que de les contredire point par point dans la dernière partie de ce document, après avoir explicité les modèles et dressé l’état des lieux des entorses à la commande publique. Les entrepreneurs ont euxmêmes pris la parole dans ce document. Le décideur public a donc désormais les moyens objectifs de mesurer l’intérêt supérieur de défendre la neutralité de la commande publique, qui découle d’un principe républicain « constitutionnalisé ». Mais le marché a lui déjà tourné la page de ce débat... L’heure est au rapprochement des modèles et en s’inspirant du meilleur des deux mondes, des éditeurs propriétaires ou open source français remportent des succès d’affaires significatifs ! Vive le logiciel sous toutes ses formes !